Adalbert Stifter - L'homme sans postérité
Der Hagestoltz
Date de la note : 16 juin 2006
AS (1805-1868) écrit
ici un roman qui rappelle les thèmes de "Cristal
de roche". La nature, son cycle infini où la vie trouve refuge, la dureté
du monde réel, la valeur irremplaçable des liens humains, mais aussi de la
solitude dans la formation des caractères, tout cela y était déjà.
Ici, c'est encore un roman de "formation" ou "d'apprentissage" bien germanique,
où un jeune homme trouve sa personnalité dans un contact rugueux avec un oncle
étrange
et
lointain qui le fascine mais qu'il commence par rejeter pour y trouver en fin
de compte un père impossible. Peu
à peu l'initiation
a lieu qui conduit le jeune Victor à son indépendance d'homme.
Mais le ton de ce roman presque banal, lui, ne l'est pas. Tout est dit à voix
basse, simplement, même si on sent un bouillonnement violent en arrière plan.
L'inverse absolu de cette littérature actuelle violente, agitée, en surface
mais banale et presque vide quant au fond (Da Vinci Code, par exemple).
Un livre original et attachant.
Editions Phébus 'libretto' (2004) - 146 pages