Christian Gerondeau
- Écologie, la grande arnaque
Date de la note : 27 octobre 2007
Au nom de l'écologie
et souvent en toute bonne foi abusée par des dogmes, de véritables arnaques
économiques ont lieu sous nos yeux conduisant à un gigantesque gaspillage de
l'argent public. Pire, l'Etat ne choisit plus ses priorités, il subit la pression
de groupes dont l'intérêt général est le cadet des soucis. Un exemple
? Savez-vous que l'Etat consacre par an 10 Milliards d'Euros à l'Université,
11 à la Justice et 12 à COMBLER
LE DEFICIT de la SNCF,
dont les ventes sont de 8 Milliards et qui n'assure que 4% de nos transports
? Où est
le bon sens ?
Levons tout d'abord un doute, lié à un titre un peu malheureux.
Non l'écologie
n'est pas présentée comme une arnaque. ChG admet sans discussion
que le taux de CO² est un problème, le problème majeur entraîné par
l'activité industrielle
humaine. On en ignore toutes les conséquences, mais on les redoute légitimement.
En
revanche, l'état d'ignorance ou d'inculture économique qui caractérise
les Français et
leurs dirigeants
est ici manifeste. Il suffit à ChG de rappeler certains faits incontestables.
Savez-vous, par exemple, que le français produit 6 tonnes par an de CO², quand
les autres pays développés en produisent le double et les USA 20 ? Et qu'il
conviendrait donc
de demander à chacun de faire aussi bien que la France avant de nous demander
de réduire à nouveau notre CO² rejeté. Mais de cela
on ne parle pas de peur de désespérer les écologistes dogmatiques.
Savez-vous aussi que les transports routiers (voitures + camions) contribuent
pour 12%
seulement à la production mondiale de gaz à zffzt de serre, l'essentiel étant
dû à la production d'énergie
par
les centrales
à gaz, charbon ou pétrole et à la consommation industrielle ?
Et que dans ce domaine des transports la France fait bonne figure, beaucoup
mieux
que le Japon
qu'on nous donne parfois en exemple, en raison de nos cylindrées modestes
et de l'usage du gasoil. Cela pour dire que l'importance donnée aux
transports en commun et les cris poussés contre les "voitures" sont
de l'idéologie, dont
d'ailleurs le
consommateur
ne tient
aucun
compte,
heureusement.
Savez-vous que la paralysie de Paris organisée par son maire coupe la
ville de sa banlieue et qu'en dépit des efforts, la fréquentation
des autobus parisiens a BAISSÉ de 5% de 2005 à 2006 ! Alors que
les transports en commun ne représentent en France que moins de 14%
des déplacements,
leur folle médiatisation fait
croire qu'ils peuvent être une solution ... à des problèmes
déjà en grande
partie réglés. La qualité de l'air par exemple : en raison
des décisions anciennes
ayant atteint leur objectif, la pollution (CO, SO², oxydes d'azote, particules)
a diminué de moitié de 1997 à 2005 à Paris, ayant pratiquement
fait disparaître les
"alertes" à la pollution. Mais ce n'est pas politiquement
correct de le dire et on le
tait ! Grâce aux embouteillages crées par les folies parisiennes
actuelles, peut-être retrouverons-nous les anciens temps...
Alors, que faire ? La proposition de ChG est simple, sans doute trop pour des
esprits subtils. Elle consiste à calculer le coût pour éviter
les émissions d'une tonne de CO² de chaque solution proposée.
Cela va de 6 euros la tonne pour l'isolation des murs des maisons neuves à plus
de 10000 euros pour l'extension des transports
en commun en Île de France qui détient le pompon à égalité avec
le pharaonique projet de la liaison Lyon Turin. Non il y a encore pire : les éoliennes
où le coût
est incalculable et quasi-infini ! Alors quand un gouvernement soutient de
tels projets c'est soit qu'il ment pour des raisons qui lui sont propres, soit
et
ce serait
encore
pire, qu'il n'a pas fait le calcul que propose ChG et qui est au fond celui
de tous ceux qui ont un porte-monnaie à gérer. Mais il est vrai
que travailler avec l'argent du contribuable pour s'acquérir des mérites
sans véritable contrôle
objectif conduit aux entorses que l'on constate aujourd'hui et que ce livre
révèle.
Un dernier point est la démonstration de la nature concert
de pipeau que l'on
nous offre avec les "énegies renouvelables", tarte à la
crème des écolofanatiques.
Les perspectives sont quasiment insignifiantes en % et leur coût démentiel.
Gaspillage, gaspillage. Mais pourquoi ne le dit-on pas ?
Il faut lire ce livre, bien écrit et facile à aborder. Les idéologies
peuvent faire mal, comme nous l'avons constaté il n'y a pas si longtemps.
Or nous sommes aveuglés, comme tous ceux qui tombent sous le charme
des idées simples et absolues
dont l'écologie fait partie. Les sondages montrent à quel point
nous ignorons les faits pour nous contenter de croyances. Qui sait que les
transports routiers sont
responsables de 12% selement des gaz à effet de serre ? Les sondés
répondent
facilement 50 à
75%. L'idéologie
nous
menace.
A
quand les camps de rééducation écologique ?
Le danger du consensus actuel et irréfléchi pour le concept d'écologie
est réel et nous menace autant par les erreurs où il nous conduit
et les ducissements qu'il prépare que les totalitarismes du récent
passé. Donner
un Prix Nobel à M. Al Gore est une perversion révelatrice.
La lecture de ce livre aide à mesurer ce danger et à y voir un peu plus clair.
Albin Michel
(2007) - 278 pages