Alexandre Adler - Sociétés secrètes
Date de la note : 24 juillet 2007
Il est surprenant
de voir AA mettre son érudition légendaire au service de ce sujet ! En fait
il écrase 'Da Vinci Code' sous le
poids de sa documentation. Ce qui confirme que même si DVC est un roman policier
remarquablement mené, mieux vaut ne pas
le prendre trop au sérieux ! On
savait ...
Ceci posé je retire un sentiment partagé de cette lecture. M'aide-t-elle à
mieux comprendre les origines et les filiations qui unissent ces pensées hétérodoxes
? Un peu, sans doute. Comme AA le dit fort bien, le foisonnement ésotérique
de la Renaissance s'explique assez bien par le vide entre le rationalisme montant
et l'espoir d'un monde spirituel trahi par les églises figées dans leurs dogmes
et leur intolérance, le protestantisme inclus. L'impossibilité, au risque de
sa vie, de tenter une réflexion ouverte conduit à ces 'académies' d'apparence
anodine, mais qui tentent une improbable synthèse. Elles deviendront ensuite,
pour survivre, secrètes.
Ce que j'aime moins est le côté 'accumulation' de noms, de pistes, d'hypothèses
et leur répétition au cours du livre, sans véritable ordre, ni même, semble-t-il
le goût d'en trouver un. Travail brillant, mais pour moi superficiel et inabouti.
Le sujet ne mérite d'ailleurs peut-être pas plus ... Mais le livre devient
vite fastidieux par son aspect touffu, luxuriant. Certes, on y apprend mille
choses. Mais sans véritable structure, on ne retiendra sans doute pas grand
chose.
Mais si vous vous sentez attiré par le sujet, ce qui n'est pas mon cas (je
l'ai été par AA), lisez ce livre ; vous y trouverez certainement une matière
passionnante.
Editions Grasset - Radio-France (2007) - 320 pages